Le nom de Vaudreuille trouve son origine dans le latin Vallis Drulha, qui signifie « Vallée de Dreuilhe ».
La commune s’étend sur une superficie de 1 130 hectares. Traversée d’est en ouest par la vallée du Laudot, elle se situe au pied de la Montagne Noire et englobe une grande partie du site, du parc et du lac de Saint-Ferréol. Vaudreuille appartient au département de la Haute-Garonne et au canton de Revel, dont elle est distante de moins de quatre kilomètres.
Le village primitif de Saint-Martin de Vaudreuille
Un ancien village, appelé Saint-Martin de Vaudreuille, existait autrefois sur le territoire communal. Il était implanté sur une colline située à l’est du Laudot. De cette implantation subsistent aujourd’hui les murs de pierre et le clocheton d’une petite église d’époque préromane, à proximité du cimetière.
Au XVe siècle, une chapelle de style gothique fut ajoutée sur le côté droit de l’édifice. Restaurée de nos jours, elle abrite de remarquables fresques datant également du XVe siècle. D’une grande valeur historique, celles-ci sont inscrites à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1948. L’une des plus remarquables représente une scène du « Festin d’Hérode », roi de Judée.
La paroisse de Saint-Martin de Vaudreuille est mentionnée dès 1346 dans une transaction conclue entre le seigneur de Vaudreuille et les consuls de Revel. Elle relevait alors du diocèse de Saint-Papoul.
L’église Saint-Jean-Baptiste
L’actuelle église Saint-Jean-Baptiste a été construite en 1886 au cœur du village, en bordure du Laudot.
L’inventaire des biens de l’État réalisé en 1906 indique que la construction de l’édifice a été entièrement financée et réalisée grâce à la mobilisation des habitants de la commune.
Pendant une dizaine d’années, Monsieur Maurice Van de Gent, originaire de Rotterdam, fut l’un des principaux bienfaiteurs de l’église de Vaudreuille. Son engagement se poursuivit jusqu’à son décès.
L’église conserve aujourd’hui plusieurs éléments remarquables, notamment des vitraux et du mobilier liturgique. Ces œuvres proviennent de dons effectués par le frère de Maurice Van de Gent, évêque de Rotterdam, après la destruction de la cathédrale de cette ville lors de l’invasion allemande de 1940 (Source : Le Canton de Revel en Lauragais, Sylvie Mallaury, 1990).



